J'ai fixé son dos, son cou gracile, ses magnifiques épaules, sa chevelure répandue sur la peau blanche, et à nouveau j'ai eu un frisson. on en était encore au stade des premiers émois,
style "Dieu qu'il est bon de vivre", quand on ne peut pas se passer l'un de l'autre, qu'on a le coeur qui bat et qu'on sait que c'est parti pour durer.
J'avais été amoureux une seule fois auparavant. C'était il y a très longtemps.
- Hou-hou ! ai-je fait.
Elles s'est tournée - à peine, mais ç'a suffit pour que j'aperçoive les larmes sur ses joues. On les voyait couler au clair de lune. Sans le moindre son : no pleurs ni sanglots convulsifs. Juste les larmes. Planté sur le pas de la porte, je me demandais ce que je devais faire.
- Sheila ?
Lors de notre deuxième rendez-vous, elle avait exécuté un tour de cartes. Il s'agissait d'en choisir deux, de les remettre dans le paquet pendant qu'elle regardait ailleurs, puis elle jetait tout le jeu par terre, sauf mes deux cartes. Elle l'avait fait avec un grand sourire, les brandissant pour que je puisse les voir. Moi aussi, j'avais souri. C'était -comment dire ça ? - foutraque. Sheila était quelqu'un de foutraque. Elle iamait les tours de cartes et les boys-band. Elle chantait des airs d'opéra, dévorait les livres et pleurait devant les pubs Hallmark. Et, par-dessus tout, elle adorait danser. Elle fermait les yeux, posait la tête sur mon épaule et s'abandonnait.
J'aurais voulu rester pour la réconforter. Mais je ne l'avais pas fait. Elle était hors d'atteinte. Quelque chose l'avait éloignée. Lesparoles ou le sgestes auraient été au mieux superflus, ou pire dommageables. Enfin, c'est ce que j'ai pensé. Du coup, j'ai commis une erreur monumentale. Je suis retourné me coucher et j'ai attendu.
Seulement Sheila, n'est jamais revenue.
J'avais été amoureux une seule fois auparavant. C'était il y a très longtemps.
- Hou-hou ! ai-je fait.
Elles s'est tournée - à peine, mais ç'a suffit pour que j'aperçoive les larmes sur ses joues. On les voyait couler au clair de lune. Sans le moindre son : no pleurs ni sanglots convulsifs. Juste les larmes. Planté sur le pas de la porte, je me demandais ce que je devais faire.
- Sheila ?
Lors de notre deuxième rendez-vous, elle avait exécuté un tour de cartes. Il s'agissait d'en choisir deux, de les remettre dans le paquet pendant qu'elle regardait ailleurs, puis elle jetait tout le jeu par terre, sauf mes deux cartes. Elle l'avait fait avec un grand sourire, les brandissant pour que je puisse les voir. Moi aussi, j'avais souri. C'était -comment dire ça ? - foutraque. Sheila était quelqu'un de foutraque. Elle iamait les tours de cartes et les boys-band. Elle chantait des airs d'opéra, dévorait les livres et pleurait devant les pubs Hallmark. Et, par-dessus tout, elle adorait danser. Elle fermait les yeux, posait la tête sur mon épaule et s'abandonnait.
[...]
J'aurais voulu rester pour la réconforter. Mais je ne l'avais pas fait. Elle était hors d'atteinte. Quelque chose l'avait éloignée. Lesparoles ou le sgestes auraient été au mieux superflus, ou pire dommageables. Enfin, c'est ce que j'ai pensé. Du coup, j'ai commis une erreur monumentale. Je suis retourné me coucher et j'ai attendu.
Seulement Sheila, n'est jamais revenue.
Disparu à jamais, Harlan Coben